dimanche 18 septembre 2016

Service public : le naufrage du PS

Deux annonces concomitantes font frémir tous ceux et celles qui sont attachés au service public et à l'intéret général. Alain Vidalies veut lancer l'expérimentation de l'ouverture à la concurrence dans les TER, et il annonce un plan de modernisation des infrastructures autoroutières financées par les contribuables par hausse des péages, et par participation des collectivités territoriales. 

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IMGP2426.jpg, sept. 2016

L'ouverture à la concurrence est synonyme de dégradation du service, de creusement des inégalités et surtout de profits pour les entreprises qui prendront la gestion des lignes rentables et laisseront le reste aux Régions. Même traitement du privé dans le plan autoroutier : les profits des concessionaires (juteux et même le Figaro le reconnaît) ne seront pas touchés. Merci pour eux. On voit de quel coté se trouve ce gouvernement. 

 

Mon communiqué pour le Parti de Gauche : 

Le ministre des Transports M. Vidalies a annoncé vouloir permettre l’expérimentation de l’ouverture à la concurrence des TER par les régions avant que le 4e paquet ferroviaire européen le rende obligatoire. Cette intention déjà formulée par l’ARF en juin lui paraît « juste ». Au lieu de résister au dogme de la concurrence "libre et non faussée" imposée par l’UE et qui a conduit dans les secteurs déjà ouverts à la concurrence à une dégradation terrible du service, comme dans le fret où la part modale du transport de marchandise par voie ferroviaire ne cesse de baisser, il court tête baissée en tête de la course à la dérégulation qui détruit le service public. Dans le même temps, il annonce un plan de modernisation des infrastructures autoroutières financées doublement par les citoyens, par l’augmentation des tarifs et par les collectivités territoriales. Il préserve ainsi les juteux profits des multinationales qui bénéficient des concessions, au mépris de l’intérêt général. Celui ci supposerait une renationalisation des infrastructures. Hélas, ce gouvernement donne une fois de plus les preuves de sa soumission aux dogmes libéraux de l’UE, de son renoncement à l’intérêt général. Par ces décisions, il contribue à déconstruire le service public. Il faut les sanctionner en 2017 par le vote pour Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise !

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